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Descripción
Letrista, compositor, productor, arreglista de cuerdas: Benjamin Biolay
Productor: Pierre Jaconelli
Ingeniero de mezcla: Pierrick Devin
Ingeniero de masterización: Alex Gopher
Ingeniero de masterización: Romain Dupont
Letra y traducción
Original
À l'impatiente qui voulait l'amour l'été comme une paire d'après-ski, au somnambule qui hululait de la nuit, à ce joli bout de province sans vie.
À celle qui passe, mais laisse chaud de sa place, à celui qui revient, mais changé, oui, changé.
Au soleil d'été qui, tel un souverain, se fait attendre.
À la jetée, au goût de sable dans tes baisers.
À tous mes souvenirs, les plus beaux, les moins pires.
À la rivière qui ne prenait vie qu'aux heures les plus bleues de la nuit, à la nageuse et ses plongeons de déni, aux pannes d'essence et de réveil aussi.
À l'ombre qui s'enfuit sur le balcon au soleil du midi, à Londres, à Napoli, aux sonnets de Paul Valéry.
Au sommeil volé, à ces baisers soudain qui hurgent, aux amoureux le long de l'eau qui font un feu.
À tous mes souvenirs, les plus beaux, les moins pires.
À la quatre L GTL bleue du paternel, aux odeurs mélangées de tabac, de plastique et de Numéro cinq trouvées dans Marie-Claire, Marie France, dans Elle.
À l'album Melody Nelson à fond en slalom entre les trente-huit tonnes sur un tronçon d'autoroute sans limite de vitesse, fatale et tendre nuit d'automne.
Aux gammes d'un violon en devenir, à l'heure du laitier, qu'il vente, qu'il neige, qu'il grêle ou qu'il fasse même un temps à s'emboter sur le goudron ou dans un baldaquin de style Second Empire.
À l'odeur du porc qui a disparu, à cette reste de méduse et d'algues composites, au Pacifique et anthésite de mon oncle repenti alcoolique.
À la première entrée dans la première grande ville, au premier cinéma, au premier muraliste ouvert toute la nuit, à la première sensation de ne pas être à ma place.
À la navette spatiale qui explose au décollage, aux témoins, aux parents et à tout l'équipage.
À la première couronne du premier enterrement et à toi, toi qui cherchais des clopes au rond-point de l'Étoile avant d'aller accoucher d'une autre étoile, d'un astre.
À la petite fille qui chante dans une langue qu'elle ne connaît pas et à la toute première fois qu'on m'a dit 'papa'.
La toute première fois que l'on m'a dit 'papa'.
Traducción al español
A la chica impaciente que quería el amor en verano como un par de après-ski, al sonámbulo que ululaba por la noche, a este bonito y sin vida pedazo de provincia.
Al que pasa, pero deja su lugar calentito, al que regresa, pero cambiado, sí, cambiado.
En el sol de verano que, como soberano, nos hace esperar.
En el muelle, el sabor de la arena en tus besos.
A todos mis recuerdos, los más bonitos, los menos peores.
Al río que sólo cobra vida en las horas más azules de la noche, a la nadadora y sus zambullidas de negación, a quedarse sin gasolina y despertar también.
A la sombra que huye al balcón bajo el sol del mediodía, a Londres, a Nápoles, a los sonetos de Paul Valéry.
Al sueño robado, a estos besos repentinos que se precipitan, a los amantes junto al agua que hacen fuego.
A todos mis recuerdos, los más bonitos, los menos peores.
Al cuatro L GTL azul de su padre, con una mezcla de olores a tabaco, plástico y Número Cinco que se encuentra en Marie-Claire, Marie France, en Elle.
En el disco Melody Nelson hace un fuerte slalom entre treinta y ocho toneladas en un tramo de carretera sin límite de velocidad, fatal y tierna noche de otoño.
A las escalas de un violín en ciernes, a la hora del lechero, ya sea que haga viento, que nieva, que granice o que incluso haga un tiempo que cabe en el asfalto o en una marquesina estilo Segundo Imperio.
Al olor a cerdo desaparecido, a estos restos de medusas y algas compuestas, al Pacífico y antesis de mi tío alcohólico arrepentido.
En la primera entrada a la primera gran ciudad, en el primer cine, en el primer muralista abierto toda la noche, en la primera sensación de no estar en mi lugar.
Al transbordador espacial que explota al despegar, a los testigos, a los padres y a toda la tripulación.
A la primera corona del primer funeral y a ti, que buscabas cigarrillos en la rotonda de la Estrella antes de ir a parir otra estrella, una estrella.
A la niña que canta en un idioma que no conoce y a la primera vez que alguien me dijo 'papi'.
La primera vez que alguien me dijo "papá".