Más canciones de Benjamin Biolay
Descripción
Arreglista, productor, compositor, letrista: Benjamin Biolay
Productor: Pierre Jaconelli
Ingeniero de mezcla: Pierrick Devin
Ingeniero de masterización: Alex Gopher
Ingeniero de masterización: Romain Dupont
Letra y traducción
Original
Toi qui sais le néant presque mieux que les morts.
Toi qui sais que le jour et la nuit sont des corps.
Qu'il est l'or, qu'ils se croisent, redeviennent chien-loup.
Toi qui sais que très peu pour d'aucuns, c'est beaucoup.
Moi qui connais la vie au travers de vitraux, mais qui n'entends plus le silence des oiseaux.
Qui ne croit plus en rien, sauf en quelques sonates, mais qui défait tes tresses et qui dénoue tes nattes.
Toi qui sais l'écriture, l'encre mélancolique, dont les vers se rallongent en la lente prairie.
Dans le grand champ de mines de la codépendance, passons de l'élégie aux plus amères stances.
Moi qui n'ai de respect que pour quelques prophètes, mais pour tant de musiciens, pour tant de poètes.
Je resterai tes chiens, tes chaînes et ton enclume, à moins que tu ne préfères que je ne sois qu'un poids plume.
Il te suffit d'un mot et je pars en province.
C'est une métaphore comme se serrer la pince.
Comme soulever le cœur ou se faire un sang d'encre.
Le vent parfume l'air de jasmin et de menthe.
Alors, je reste là, bel enfant du silence.
Debout sous ton balcon et ivre à l'évidence.
Je ne sais même pas si c'est la bonne adresse.
C'est toi, mon amour, à qui ces mots s'adressent.
Je ne sais même pas si j'ai la bonne adresse.
J'ai trois grammes d'amour et j'embrasse tes fesses.
Traducción al español
Tú que conoces la nada casi mejor que los muertos.
Tú que sabes que el día y la noche son cuerpos.
Que es oro, que se cruzan, que vuelven a ser perros lobo.
Ya sabes que para algunos muy poco es mucho.
Yo que conozco la vida a través de los vitrales, pero que ya no escucho el silencio de los pájaros.
Que ya no cree en nada, salvo en algunas sonatas, pero que te deshace las trenzas y te desata las trenzas.
Tú que sabes escribir, tinta melancólica, cuyos versos se alargan en el lento prado.
En el gran campo minado de la codependencia, pasemos de la elegía a las estrofas más amargas.
Yo que sólo tengo respeto por unos pocos profetas, pero por tantos músicos, por tantos poetas.
Seguiré siendo vuestros perros, vuestras cadenas y vuestro yunque, a menos que prefiráis que sea sólo un peso pluma.
Todo lo que necesitas es una palabra y me voy a provincias.
Es una metáfora como apretar las pinzas.
Como levantar tu corazón o hacer sangrar tu cuerpo.
El viento perfuma el aire con jazmín y menta.
Así que ahí me quedo, hermosa niña del silencio.
Parado debajo de tu balcón y obviamente borracho.
Ni siquiera sé si esta es la dirección correcta.
Eres tú, amor mío, a quien van dirigidas estas palabras.
Ni siquiera sé si tengo la dirección correcta.
Tengo tres gramos de amor y te beso el trasero.